FAQ: Revenu de Base

   

 

Les libéraux défendent le capitalisme grâce au contrôle social que constitue le revenu de base

  • Certains préconisent le revenu de base pour mieux contrôler le social et sauvegarder les privilèges du capital à savoir : « Le revenu de base pour les exclus et le travail (denrée rare ! ! !) pour les privilégiés. » Cette conception relève d’une philosophie de droite.
    Dans le modèle de VIVANT, la liberté d’entreprendre est donnée à tous au lieu de rester le privilège de quelques-uns (monopole).
    Ainsi, les fruits du travail et du capital seront partagés autrement en vue de l’humain plutôt que d’être cannibalisés par les assemblées d’actionnaires et les banques.


    Le REVENU DE BASE, nouveau paradigme et régulateur économique et social

    a) Nouveau paradigme

    Jean-Marc FERRY dans son livre « L’allocation universelle » écrit en 1996 (éd. du Cerf) indique :
    « La crise nous appelle à réfléchir à un nouveau paradigme de la répartition… à savoir, l’allocation universelle, c.-à-d. (… ) le seul dispositif vraiment avancé et moderne.»
    Et en lisant ce qui suit, on constate que l’attribution d’une allocation inconditionnelle à tous est paradoxalement positive pour l’emploi. En effet, Jean-Marc Ferry continue en indiquant que : « Ce (dispositif) restaure ainsi la motivation professionnelle, facteur décisif de rendement, par le simple fait de mettre le demandeur d’emploi en situation d’offreur de travail.
    (…) L’Allocation universelle, loin de former une simple liberté négative (de ne pas travailler), formera la liberté positive de redéfinir, en partenariat plus étendu, le paysage des activités socialement utiles sur des critères qui prennent aussi en compte les motivations culturelles des individus. ( …) Au lieu de dissocier le social de l’économique, l’allocation universelle, non seulement rendrait plausible le droit au travail que la crise, à présent, démasque comme une hypocrisie, mais permettrait, face à la déconnexion de l’économie mondiale, de dynamiser une économie sociale digne de ce nom. »

    b) Régulateur économique de redistribution

    En tant que membre de la collectivité, tout citoyen, même s’il ne travaille pas, doit disposer d’un minimum de revenus pour se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner, s’éduquer.

    Les soins et l’éducation sont assurés par la sécurité sociale et l’enseignement obligatoire est gratuit.
    En revanche, pour répondre aux besoins de se nourrir, de se loger et de se vêtir, besoins non satisfaits à l’heure actuelle, on pourrait instaurer un REVENU D’EXISTENCE OU DE CITOYENNETE (revenu de base) correspondant à une répartition égalitaire et inconditionnelle d’une partie du PIB ; cette répartition serait éventuellement modulée en fonction de l’âge des bénéficiaires. L’allocation ainsi versée doit être suffisante pour permettre de vivre, mais relativement faible pour motiver les citoyens au travail et, par là, pour les inciter à participer activement à la croissance du PIB. A l’heure actuelle, elle pourrait (en France) s’élever à environ 25% du PIB, ce pourcentage augmentant au fur et à mesure de la réduction de la durée du travail, les robots prenant progressivement le relais des hommes, en tant qu’agents de production.

    Aussi, cette allocation inconditionnelle est un moyen efficace pour ramener au bercail 2200 milliards pour la seule Belgique qui n’iront pas courir dans les jardins de la spéculation mais serviront l’économie réelle.

    Comment se fait-il, alors, que bon nombre de politiciens et d’économistes ne comprennent pas que si davantage de personnes acquièrent un pouvoir d’achat correct, cela est bon pour le commerce, l’industrie et l’emploi.
    Une économie de profit profite à certains. Une économie de besoins profite à tous.

    D’aucuns répondent que nos politiciens et nos économistes sont prisonniers de leur dogmatisme, de leurs habitudes intellectuelles et sociales, de leurs préjugés.
    Roland DUCHATELET, (fondateur et président de Vivant), indique dans la conclusion de son livre : (N.V.Belgïe verslag aan der aandeelhouders Globe 1994) (s.a. BELGIQUE
    rapport aux actionnaires)

    « Les changements profonds ressemblent à DES ACCOUCHEMENTS DIFFICILES parce que ceux qui bénéficient du système existant tentent de le maintenir, tandis que ceux qui profiteront du nouveau système ne sont pas fortement motivés à son égard puisqu’il n’en ont pas encore bénéficié. »

    La politique, c’est rendre possible ce qui est nécessaire pour le bien du plus grand nombre.
    Réguler le marché, reconstruire une économie réelle dépend d’une décision politique.
    Vivant, oxygène de la politique, autorise à respirer et à penser AUTREMENT pour demain.

    c) Le revenu de base : variable de contrôle économique

    En outre, Vivant prévoit d’utiliser le niveau de l'allocation universelle comme variable de contrôle pour compenser les cycles économiques.
    Aussi, en période de récession, Vivant propose d’augmenter légèrement le revenu de base et en période de surchauffe, de le diminuer légèrement.


    d) Le revenu de base et l’évolution des besoins de l’être humain.

    Au moment où pour les peuples de beaucoup de pays riches, les besoins matériels et donc économiques sont mieux assouvis, les besoins immatériels gagnent en importance.

    L’être humain qui vit en sécurité, qui a à boire et à manger, qui peut se permettre d’acheter plus ou moins ce qu’il veut, développe des besoins immatériels.
    Outre le besoin d’être reconnu par les autres, qui est un besoin psychologique fondamental, ces personnes aisées commencent à attacher de plus en plus d’importance à la qualité de la vie, à ce qu’ils peuvent accomplir dans leur vie, aux relations qu’ils peuvent avoir avec leur famille, leurs voisins, leurs collègues au travail.

    Remarquez que ces nouvelles valeurs ne se quantifient pas en valeur monétaire, contrairement aux produits matériels comme les voitures, les PC ou les caméras digitales.
    Ces nouvelles valeurs ne sont pas nécessairement comptabilisées dans le “produit intérieur brut”.
    Pourtant, l’automatisation de la production est si avancée que la valeur relative des produits matériels devient de plus en plus faible par rapport à la valeur attachée aux produits immatériels. Un caméscope coûte aujourd’hui 10 fois moins cher qu’il y a 15 ans. Une visite chez le coiffeur n’a pas diminué de prix. Le cours de danse est devenu plus cher.

    Une conséquence de cette évolution, est que de plus en plus de personnes vivent mal les contraintes de notre système actuel: les possibilités de choisir son travail et son temps de travail sont très limités, et lorsqu’on change de travail ou lorsqu’on s’arrête de travailler, les risques ne sont pas négligeables.

    Le monde occidental a besoin d’un nouveau mode de fonctionnement pour permettre cet épanouissement personnel. Ce nouveau mode de fonctionnement doit être tel que les gens puissent changer de boulot sans contrainte et sans danger s’ils le désirent, que leur pension soit indépendante de la carrière, qu’ils aient toujours droit à des soins de santé même s’ils abandonnent leur travail et qu’ils aient un revenu vital afin qu’ils puissent garder leur indépendance à tout moment.

    Il n’y a pas 36.000 solutions à ce problème. Le revenu de base est LA solution parce que c’est un revenu de liberté. Il permet la mobilité dans l’activité professionnelle, il permet le choix.
    De plus, le revenu de base est un subside au travail. Le faible coût du travail permettra ainsi à tous ceux qui veulent travailler de trouver une activité et donc leur “place” dans la société.

    Il existe trois raisons pour démontrer que l’introduction prochaine du revenu de base est logique, raisonnable et probable: la nécessité de réduire les coûts administratifs de la législation sociale en Belgique, la nécessité de freiner la perte de pouvoir d’achat de la classe ouvrière au niveau mondial et le développement des besoins immatériels et donc de la liberté individuelle dans les pays riches.

    Est-ce suffisant pour penser que le revenu de base conquerra le monde?
    Non car l’histoire du monde compte d’innombrables exemples où des peuples et leurs dirigeants ont suivi une voie qui n’était pas raisonnable.

    Si nous n’arrivons pas à introduire le revenu de base comme correction dans le marché du travail et de la distribution des fruits du progrès, le monde ira vers une crise profonde.
    Les pays pauvres n’ayant pas d’exportations (sauf pour payer leurs dettes) ne pourront pas développer leur marché interne.
    Les pays riches et leurs fonds de pensions ne pourront plus financer les pensions. Il y aura peut-être des produits formidables, mais si la population n’a pas l'argent pour acheter ces produits, les ventes, les bénéfices et la valeur boursière des entreprises fondront.

    e) L’économie mondiale et le revenu de base

    L’économie mondiale fonctionne aujourd’hui selon les préceptes capitalistes.
    Ce système pousse les entreprises à faire de plus en plus de profit. Les entreprises essayent d’accomplir cette mission en créant des monopoles ou oligopoles pour pouvoir obtenir des prix de vente élevés et / ou surtout en réduisant leurs coûts.
    Dans les coûts, la main-d’œuvre est souvent un élément très important, ce qui explique que des unités de production sont fermées chez nous et établies dans les pays où la main-d’œuvre est bon marché.
    Ce processus est en cours actuellement. Pour chaque poste de travail transféré, le revenu de la classe ouvrière mondiale diminue. Son pouvoir d’achat également.
    Pourtant, c’est la classe ouvrière qui fait tourner l’économie, comme l’avait déjà compris Henry Ford, qui augmenta les salaires de ses ouvriers pour qu’ils puissent eux aussi s’acheter une voiture.

    Il est clair que l’économie mondiale capitaliste fonctionnera plus ou moins bien encore une décennie ou deux, si la Chine continue à se développer.
    Le jour où la croissance de la demande mondiale de produits industriels stagnera, la compétition internationale poussera les entreprises de plus en plus à réduire leurs coûts. Ne croyez pas qu’il suffira de déclarations d’intention de PDG de multinationales pour que de tels méfaits ne se reproduisent.
    Ceux qui croient que les mouvements de consommateurs peuvent arrêter le capitalisme se trompent également. Les Belges achètent toujours autant de “Renault” qu’avant la fermeture de Vilvorde et les Français consomment tout autant de produits “Danone.”
    Il y a dans l’histoire du monde d’innombrables exemples d’exploitation de la classe populaire.
    Une réponse possible au capitalisme sauvage serait une syndicalisation rapide des pays du Tiers Monde. Mais cela semble improbable vu le recul de la syndicalisation dans beaucoup de pays
    d’occident.
    C’est pourquoi, la meilleure réponse que l’on peut imaginer pour protéger la population contre l’exploitation est l’introduction d’un revenu de base dans tous les pays du monde et ce, au niveau de la subsistance de chaque pays.
    Cela permet à la population de refuser du travail jugé indigne, de survivre, d’envoyer ses enfants à l’école. Ainsi, l’économie locale se développera plus rapidement.
    Par ailleurs, cela permet de garder le principe du libre échange et des lois du marché qui ont prouvé leur supériorité économique par rapport au communisme.
    Réintroduire le communisme n’est pas une bonne réponse à la globalisation. Ce système à été essayé pendant près d’un siècle par la grosse majorité de la population mondiale, sans grand succès.
    Le monde est suffisamment riche. Le seul problème est de créer un système économique qui utilise bien les ressources humaines disponibles et qui partage mieux les fruits de cette richesse issue de la recherche et de l’automatisation.

    La bonne solution au problème de la globalisation est l’introduction d’un revenu de base dans tous les pays du monde, car l’allocation universelle est compatible avec une économie de libre échange. C’est évident quand on fait l’effort de réfléchir...










 

 

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