FAQ: Taxe sur la consommation

   

 

La suppression des taxes sur le travail sans augmentation de salaire ne va profiter qu’aux patrons et le nombre d’emplois ne va pas nécessairement augmenter

  • A moins qu’un patron ne fraude, il devra payer les mêmes taxes que ses concurrents. Si les taxes changent, le prix de vente des produits change aussi, afin que les patrons puissent continuer à vendre tout en conservant leur marge bénéficiaire. Les taxes sont donc toujours payées par les consommateurs, et non par les patrons.
    Le modèle de Vivant ne vise cependant pas à augmenter ou à diminuer les taxes en général : il s’agit de revoir le système de taxation pour ne plus taxer le travail et donc faciliter l’embauche. Comme il serait alors beaucoup plus facile d’offrir du travail, le travailleur serait aussi en bien meilleure position pour choisir un emploi qui lui convient, et aussi pour négocier les conditions de travail avec son patron. Le premier bénéficiaire direct du modèle Vivant, c’est le travailleur.
    Bien que selon le modèle de Vivant, les taxes sur le travail sont en grande partie supprimées, les accords et protections dont bénéficient actuellement les travailleurs seraient bien entendu conservés. On pourrait prendre par exemple le montant de la pension pour laquelle il a cotisé ou encore le revenu (salaire) minimum garanti. C’est d’ailleurs sur ce dernier que s’articule le montant du revenu de base.

    Une étude FMEA a montré que le point critique du modèle socio-économique préconisé par Vivant est le risque d’inflation. C’est pourquoi au début, il faut que les revenus nets des travailleurs n’augmentent pas pour éviter cette inflation.
    Par après, comme le coût du travail sera nettement inférieur à ce qu’il est aujourd’hui, il sera plus facile pour un patron d’octroyer une augmentation de salaire.
    En ce qui concerne les prix de ventes, si on accepte la règle d’un marché concurrentiel, lorsqu’un élément de production varie de prix, le patron le répercute dans le prix de vente à la hausse comme à la baisse. En principe, la marge bénéficiaire reste constante. En diminuant le coût du travail, on force le patron à revoir ses prix à la baisse. C’est d’ailleurs ce qui permet d’obtenir une stabilité des prix malgré l’application de la TSC.
    En ce qui concerne l’emploi, VIVANT se base sur la théorie économique. Les entreprises visent toutes à maximiser leurs bénéfices. Et pour ce faire, elles pratiquent :


  • - l’augmentation des prix (rendue difficile par la concurrence)
    -l’adaptation des structures de coût (le travail est onéreux, par conséquent, les investissements vont vers de la technologie ou soit l’entreprise a recours à la délocalisation.)
    -la croissance, ce qui est également difficile parce que cela implique, en général, une augmentation du nombre de travailleurs.

  • Il est donc logique de présumer que, si les charges salariales diminuent de 50 à 80 % (proposition VIVANT), les entreprises engageront davantage de personnel et recourront moins vite à la délocalisation

     



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